Cadre international et régional

La Convention de Nairobi et son protocole sur les aires protégées.

La convention pour la protection, la gestion et la mise en valeur du milieu marin et des zones côtières de la région de l’Afrique orientale a été adoptée à Nairobi le 21 juin 1985, puis ratifiée par tous les pays de la COI. S’y rattachent deux protocoles, l’un relatif aux zones protégées et à la flore et à la faune sauvage, l’autre relatif à la coopération en matière de lutte contre la pollution accidentelle des mers. L’unité de programme des mers régionales de l’Afrique de l’est, administrée par le PNUD, est basée aux Seychelles.

La Convention de la biodiversité et la déclinaison régionale du mandat de Jakarta.

La 2ème réunion de la Conférence des Parties de la CBD a adopté une décision en faveur de la diversité biologique marine, appelée le « Mandat de Jakarta », qui propose un cadre pour l’action mondiale, dans cinq domaines : gestion intégrée des zones côtières, zones protégées marines et côtières, utilisation durable des ressources biologiques marines et côtières, mariculture, espèces exotiques. Dans la région, la mise en œuvre du mandat de Jakarta est portée par le bureau UICN de Nairobi.

Le NEPAD.

Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique affiche, parmi huit thèmes prioritaires en matière d’environnement et de la gestion des ressources naturelles, l’aménagement et la gestion des zones côtières et de leurs ressources. Les déclarations de Maputo et de Cape Town ont confirmé le caractère prioritaire de la gestion intégrée des zones côtières et des ressources naturelles marines.

Commission de l’Océan Indien

La COI est une organisation intergouvernementale qui réunit les Comores, la France (au titre de la Réunion), Madagascar, Maurice et les Seychelles. Le but de la COI est la promotion du co-développement durable des îles du Sud Ouest de l’océan Indien. Elle défend également les spécificités écologiques et économiques des pays insulaires.

Depuis sa création, la COI a développé des actions dans les domaines les plus divers : environnement, tourisme, développement des échanges, pêche, télécommunications, culture, artisanat, météorologie, valorisation des ressources humaines… L’agriculture, la pêche maritime et de la conservation des ressources et des écosystèmes figurent néanmoins en bonne place parmi les domaines de coopération prioritaires de la COI.

Pour le financement de ses projets, la COI reçoit une aide importante de l’Union Européenne qui intervient, conformément aux orientations de la Convention de Lomé et de l’Accord de Cotonou, à travers le Fonds Européen de Développement (FED). C’est dans ce cadre qu’est élaboré un document de cadrage - le Programme Indicatif Régional (PIR)-, qui détermine les domaines d’action et d’intervention de l’appui communautaire. Sa mise en application a notamment permis de mettre en œuvre le Programme Régional Environnement de la COI (PRE-COI) 1995-2000 (8ème FED), pour un montant de 25,5 millions d’Euros. Le PRE-COI a notamment permis de mettre en place un réseau « suivi des récifs coralliens » et un réseau « écotoxicologie marine ».

Pour le 9ème FED, qui couvre la période 2002-2007, le PIR comporte trois domaines de concentration : l’intégration économique, les transports et la communication et la gestion des ressources naturelles, dans le cadre duquel la COI instruit le programme régional de gestion durable des zones côtières (ProGeCo), pour un montant de 18 millions d’Euros. Ce projet, qui s’étendra sur la période 2006-2011, prendra en grande partie la forme d’un appel à projets, auquel le développement et la gestion des AMP seront éligibles.

Réuni à Saint-Denis de la Réunion le 17 janvier 2005, le Conseil des ministres des Affaires Etrangères de la COI a officiellement approuvé la création d’un réseau des Aires Marine Protégées de l’Ouest de l’océan Indien.

Autres acteurs institutionnels

Le PNUE et son Programme “Mers Régionales” jouent un rôle majeur dans la mise en œuvre de la Convention de Nairobi. La plupart des autres acteurs ont signé un accord de collaboration avec le PNUE.

Le GEMPA (Groupe régional d’experts sur les aires marines protégées), a été créé en 2000 par le PNUE et diverses organisations régionales, dans le but d’améliorer la gestion des AMP dans la région.

Le CRTF (coral reef task force) a été créé en 2002 par le PNUE, afin de coordonner les actions de l’ICRI dans la région, en s’appuyant sur les deux nœuds existants du GCRMN.

ONG internationales

Le bureau régional de l’UICN pour l’Afrique de l’Est (EARO) coordonne le programme d’application du mandat de Jakarta. Dans ce cadre, il a développé des outils pratiques : « boîte à outils » pour les gestionnaires d’AMP et guide pour l’évaluation des résultats.

WWF Madagascar et océan Indien occidental (WWF-MOIO) intervient en faveur de la protection des habitats et des espèces phares de la région, les activités étant essentiellement déclinées à Madagascar. Il a organisé l’atelier de Antananarivo rassemblant les gestionnaires d’AMP de la région, dont les recommandations ont largement inspiré le présent projet.

Western Indian Ocean Marine Science Association (WIOMSA), créée en 1994, est une ONG dédiée au développement de l’éducation, de la science et des technologies dans le domaine marin dans toute la région de l’océan Indien occidental (pays de la COI, Somalie, Kenya, Tanzanie, Afrique du Sud). WIOMSA joue actuellement un rôle majeur pour la formation et la professionnalisation des gestionnaires d’AMP dans la région.