
L’Union des Comores regroupe trois îles de l’archipel des Comores : la Grande Comore (1148 km²), Anjouan (424 km²) et Mohéli (290 km²). La quatrième île de l’archipel, Mayotte, possède le statut français de département d’outre-mer.
L’archipel est situé à l’entrée nord du canal du Mozambique. Les côtes de ces îles, d’origine volcanique, incluent des habitats très variés : récifs coralliens, plages, falaises de laves et quelques mangroves.
La population, estimée à environ 500 000 habitants en 1995, est de 650 000 en 2002 et pourrait atteindre 800 000 habitants en 2010. La densité est très variable selon les îles (plus de 720 hab./km2 à Anjouan) et la population est concentrée sur la zone côtière.
La pêche artisanale et l’agriculture de subsistance jouent un rôle essentiel dans l’alimentation des habitants (le secteur agriculture / pêche représente 41% du PIB et emploie environ 70% de la population). Du fait de l’origine volcanique des îles, le plateau continental est cependant très étroit.
Les îles constituent l’habitat de nombreuses espèces rares, comme la chauve-souris de Livingstone, le dugong, le pigeon des Comores, ou encore la tortue verte. 21 de ces espèces figurent sur la Liste Rouge de l’UICN des oiseaux, mammifères et reptiles en danger. Les Comores ont longtemps été considérées comme hébergeant la seule population mondiale de coelacanthe ; des récentes découvertes indiquent que d’autres populations existent dans les eaux de la Tanzanie et de l’Afrique du Sud.
Les Comores ont établi leur Politique Nationale de l’Environnement et un Plan National de l’Environnement dès 1994. De 1995 à 2003, le PRE-COI a permis d’établir un bilan global des enjeux environnementaux nationaux, de mener une action continue de sensibilisation du public, d’établir un atlas détaillé des ressources marines et de préparer une loi cadre de protection de l’environnement.
Ces efforts sont cependant fortement perturbés par l’instabilité politique qui règne depuis 1997. D’importants projets littoraux sont ainsi réalisés sans étude d’impact préalable.
Le « Projet pour la conservation de la biodiversité » (UNDP/GEF) a permis de créer officiellement en 2001 l’AMP de Mohéli, basée sur la co-gestion avec les dix communautés villageoises usagères. Les acquis de ce projet peuvent être considérés aujourd’hui comme très menacés, dans la mesure où aucun financement n’a pris le relais du projet GEF, aujourd’hui terminé.
On estime le nombre de pêcheurs entre 8 000 et 8 500, utilisant généralement des techniques de pêche peu élaborées : pêche à la ligne, à la senne, nasses posées à marée basses, mais aussi pêche au large sur les DCP. En 2004, le Département des pêches a élaboré une stratégie nationale pour le secteur, dont l’objectif principal est d’améliorer la situation socio-économique des communautés locales de pêcheurs, qui forment la fraction la plus pauvre de la société comorienne.
Le secteur du tourisme est très peu développé, avec seulement 27 000 visiteurs par an.
Parc marin de Moheli
Date d’établissement : 2001
Superficie (km²) : 404
Direction Générale de l’Environnement, des forets et des stratégies agricoles
B.P. 289, Moroni, Grand Comore
Email : charaf_eddine2000( @ )yahoo.fr
Parc Marin de Mohéli
Nioumachoua, Mohéli
Tel/Fax : + 269 72 66 43
Email : pmm( @ )snpt.km
Projet Conservation de la Biodiversité et Développement Durable aux Comores
B.P. 2445 Moroni, Grand Comore
Email : pnudg32( @ )snpt.km
Site web : www.km.undp.org