Parc Marin et Côtier Sahamalaza-Iles Radama
Nom de l’AMP : Réserve de Biosphère/Parc National Marin et Côtier Sahamalaza-Iles Radama
Localisation
Au nord ouest de Madagascar à cheval entre le District d’Analalava/Région Sofia et d’Ambanja/Région DIANA - 13° 52’20" et 14° 27’15" Sud - 47° 38’40" et 47° 46’30" Est
Superficie totale
Le Parc National de 26 035ha constitue la zone centrale de la Réserve de Biosphère de 153 200 ha.
Statut officiel
Parc National Marin et Côtier
Date d’établissement
19 mars 2007, décret n° 2007-227
Date de la protection effective(officielle)
Inauguré le 19 juillet 2007
But de la protection
- Conservation de la diversité biologique et culturelle.
- Utilisation durable des ressources naturelles dans les ZUC et hors AP.
- Appui au développement de la population locale (Réserve de biosphère).
Habitats et/ou espèces phares existants
- Habitats : marin (récifs coralliens), mangroves et forêt sèche
- Espèces phares : Threskiornis bernieri, Haliaeetus vociferoides (oiseaux rares et endémiques de l’ouest de Madagascar), Eulemur macaco flavifrons(lémurien endémique locale)
Zonage et restrictions officielles
Le Parc est subdivisé en noyau dur et en zone tampon.
- Dans le noyau dur du Parc, les activités sont strictement réglementées. Seules les recherches scientifiques, le suivi-écologique et la patrouille sont permises suivant les directives des gestionnaires.
- Ici, la zone tampon correspond à la zone d’utilisation contrôlée (ZUC) et la zone de service. Les accès y sont autorisés mais réglementés. La ZUC est une zone où l’utilisation des ressources est réglementée. Une stratégie de gestion durable des ressources naturelles est établie et stipulée dans le cahier de charge qui est reconnue et acceptée par la population. Cette stratégie tient compte des besoins de la population locale afin d’enrayer les pressions sur le Parc.
Régime de protection instituée
Parc National/Réserve de Biosphère
Responsable de la gestion
Madagascar National Parks (suivi écologique et scientifique, recherche, gestion administrative, éducation/sensibilisation et information).
Bailleur(s) de fonds principal(aux)
GEF (Global Environment Facility)
Partenaires techniques et scientifiques
WCS (Wildlife Conservation Society), AEECL(Association Européenne pour l’Etude et la Conservation des Lémuriens), Universités de Madagascar (Mahajanga, Antananarivo, IHSM de Tuléar et GRENE de Toamasiana).
Forces et faiblesses de l’AMP actuelle
Faiblesse :
- Manque de moyens pour le contrôle de l’AP et le suivi-écologique (Ex : bateau, ect)
- Manque du personnel, surtout technique, pour la réalisation des activités de suivi-écologique marin et pour les activités écotouristiques.
- Les limites des parcelles marines ne sont pas encore matérialisées.
Forces :
- Les structures pour la gestion collaborative de l’AP sont en place telles que les CLB (Comité locale de base) par fokontany, les structures de concertation communale, structure de concertation inter-communale, le COSAP (Comité d’Orientation et Soutien à l’Aire Protégée), PPEDS (Plateforme Pour l’Environnement et Développement de Sahamalaza). Ces structures sont toutes opérationnelles.
Disponibilité des différents plans comme PGC, PAG, Plan de recherche, PSSE (plan de sauvegarde sociale et environnementale), Plan GIZC (en cours).
- Célébration annuelle des deux manifestations organisées (Journée Mondiale pour l’Environnement et Fête des lémuriens) qui sont des opportunités pour pouvoir sensibiliser la population locale.
Existence des partenaires comme AEECL pour la recherche, le suivi des lémuriens et appui au développement, WCS pour le suivi de Treskiornis bernieri et SAGE pour le transfert de gestion des ressources naturelles hors AP, la mise en place et formation des différentes structures.
Existence de Dina iombonana qui est élaboré et acceptée par tous les CLB et applicable dans toute la zone de Sahamalaza.
Existence des microprojets de développement financés par la Banque Mondiale à travers PSDR qui améliorent la motivation de la population locale dans la protection de cette AP.
RN6 goudronnée qui rend facile l’accès dans certaine zone.
Perspectives
- PSSE (Plan de Sauvegarde Sociale et Environnementale)
- Dossier de demande d’appui PROGECO (COI) pour la matérialisation des limites des parcelles marines
Problème(s) majeur(s)
- Pêche illicite dans le noyau dur du Parc (pêcheurs venant de la Région DIANA)
- Exploitation des bois de palétuviers et de palissandre à destination pour Nosy Be.
- Accès difficile dans certaines communes comme le cas d’Ambolobozo et Anorotsangana
- Manque de moyens de déplacement en mer
- Limites des aires marines non matérialisées.