
Identifier un réseau d’espaces prioritaires, d’intérêt majeur pour la conservation de la biodiversité et des ressources marines et côtières, en mettant en œuvre une analyse éco-régionale, aboutissant à la validation d’une stratégie régionale de conservation et de gestion de la biodiversité et des ressources naturelles. Les résultats de l’analyse éco-régionale devront orienter les activités envisagées pour les composantes 2, 3 et 4, ainsi que les autres projets régionaux de conservation.
L’approche éco-régionale vise à développer des plans de conservation à une échelle compatible avec les unités naturelles de diversité biologique et les processus écologiques. L’éco-région est définie comme une unité terrestre ou aquatique abritant un ensemble caractéristique d’espèces, de communautés, de dynamiques, et de conditions environnementales. Pour être efficace, l’AER doit aborder les causes profondes des pressions conduisant à des pertes de biodiversité et de ressources naturelles. Pour réussir à long terme, toutes les parties prenantes doivent participer à l’élaboration de la stratégie régionale, que ce soit celles qui connaissent (les scientifiques, celles qui affectent la biodiversité ou celles qui sont affectées par les pertes de biodiversité.
Sur le plan biologique, l’approche éco-régionale se concentre sur six objectifs généraux :
Le processus d’analyse éco-régionale combine approche scientifique, approche socio-économique et concertation avec les partie prenantes de la biodiversité. Il permet d’élaborer une stratégie régionale de conservation et de gestion de la biodiversité et d’identifier les sites prioritaires d’intérêt majeurs, dont la connectivité et la mise en réseau doit permettre de protéger la biodiversité et les ressources de l’éco-région.
Le processus d’analyse écorégionale se déroule en 5 étapes :
Activité 1A : Reconnaissance préalable, évaluations écologiques et socio économique
La phase de reconnaissance s’accompagne d’une identification de la situation actuelle des AMP prioritaires et dont la pérennité serait immédiatement menacée.
Sur certaines zones prioritaires mal connues (Comores, Madagascar, Rodrigue notamment) l’évaluation écologique peut demander un renforcement des connaissances par des études de terrain, de type « rapid assesment », faisant intervenir des scientifiques régionaux. Les rapports sont maintenant consultables par pays : Madagascar, Maurice (rapport final, annexe 5, 6, 7, 8, 9, 10) Seychelles, France-Reunion, Comores.
L’évaluation socio-économique inclura nécessairement une analyse coût / bénéfice de la constitution du réseau d’aires marines et côtières protégées, de manière à contribuer à la mobilisation des acteurs.
L’ensemble des données sera rassemblé au sein d’un SIG régional.
Activité 1B : Atelier de vision, élaboration du plan régional de conservation
L’Atelier de vision constitue un événement-clé de la démarche éco-régionale. Organisé sur une durée de 3 à 5 jours dans un lieu favorable à la mobilisation de tous les participants, il réunira l’ensemble des spécialistes et des acteurs-clés de la biodiversité et des ressources marines (entre 50 et 80 participants) :
Les objectifs de l’atelier régional de vision sont :
Les résultats de l’atelier de vision donneront ensuite lieu à l’élaboration d’un document de stratégie et de planification pour l’éco-région, mettant notamment l’accent sur la constitution d’un réseau de sites d’importance internationale (Ramsar, Patrimoine mondial, Réserve de Biosphère) à une échelle biogéographique cohérente. Ce document devra ensuite être validé et approuvé par les pays de la COI.